Comment retrouver le désir après la grossesse ?

Tous les jeunes parents découvrent avec joie le rythme infernal qui prend place à l’arrivée d’un bébé. Entre responsabilités, préoccupations, mésententes conjugales sur la manière d’appréhender la parentalité, la sexualité n’est pas une priorité. La fatigue a anihilé ou au moins ralenti mentalement et physiquement le désir sexuel pour le/la partenaire. Quand l’allaitement est présent, l’hormone de l’attachement joue d’autant plus en la défaveur des rapprochements érotiques et psychiques au sein du couple.

Prendre conscience dès la grossesse : Le temps va vous manquer ! Pendant et après l’accouchement, prenez de bonnes habitudes. Cette période de chamboulement hormonal amène la maman à vivre un désert, une euphorie ou un égal désir à l’égard de son partenaire. Le papa est lui aussi confronté à un désir plus ou moins intense au fur et à mesure des modifications corporelles de sa partenaire et de l’évolution de bébé. Quoi qu’il en soit, sans parler de vivre la pénétration si cela n’est pas souhaité, il est intéressant de continuer (ou de mettre en place) des moments intimes où la sensualité est partagée. L’ocytocine vous donnera envie de revivre cette chaleur de manière naturelle et spontanée.

Se réserver des temps à deux : Dans un contexte de séduction émotionnelle, -pendant et après la grossesse-, il est essentiel d’avoir des moments en tête à tête. Le couple se forme et se forge sur une base fondamentale d’activités communes : discussions, ballades, diner en amoureux… La parentalité ne fait pas de vous des êtres totalement différents, référencez-vous en à ce qui vous plaisez de faire ensemble auparavant. Ne cherchez pas compliqué, les moments tendres sont à portée de mains.

S’échapper des rituels : Soyez inventifs, créatifs ! Vous ne voulez plus des rendez-vous habituels. Soyez force de propositions : surprenez-le/la ! Souvenez-vous des désirs dont il/elle vous a parlé. Quels sont les besoins, les délires, les fantasmes que vous exprimiez auparavant ? Qu’est ce qui est réalisable sans que cela ne mette à contribution trop de frais ou de temps ? Un verre sur votre balcon, un bain moussant, une douche à deux, un massage, une recette de cuisine aphrodisiaque, un strip-tease… Des instants qui peuvent être brefs mais intenses.

Etre réaliste : votre couple s’est transformé en trio. Vous ne retrouverez jamais la légèreté des débuts et elle n’est pas obligatoire pour s’épanouir sur du long terme. Mais si le couple n’est plus que parental depuis l’arrivée de votre bébé, il ne tiendra face au poids des charges familiales qui parfois s’accumulent. C’est le couple intime qui consolide le foyer. Soyez attentifs à tout ce qui peut consolider votre vie relationnelle au quotidien : un regard, un doux baiser déposé peuvent parfois suffire.

Se réapproprier son corps : Le désir émotionnel et génital ne se commandent pas, ils sont fragilisés ou boostés par les actions et les dires de chacun des complices. Le post-accouchement n’est pas toujours glorieux en terme de sensations. Hommes et femmes n’ont plus les mêmes repères visuels voire sensitifs face à un corps qui n’a cessé d’évoluer au fil des saisons. Un retour en solo à la caresse puis à la masturbation pour mieux guider son partenaire sur ses (nouveaux) points sensibles, sur ses (nouveaux) désirs est fondamental. Associé à un véritable accompagnement par un kinésithérapeute spécialisé en rééducation périnéale, le périnée sera acteur et actif dans votre accès au plaisir. Tout comme le sport, le retour à la sexualité se fait d’abord par une démarche “mécanique” : si le cerveau et corps perçoivent un intérêt à la sexualité, l’automatisme deviendra automatique.

Eviter toute pression sociétale : Il est souvent question de reprendre les rapports sexuels 6-7 semaines après l’accouchement. Selon la santé et les “nuits de bébé”, votre propre santé physique et psychique, l’aide extérieure dont vous pouvez (ou pas) bénéficier, votre retour plus ou moins rapide à la vie professionnelle… Il est surtout fondamental de s’écouter. Non pas de se laisser-aller mais bien d’y aller par étape. Se regarder, ré-apprendre à s’aimer, prendre le temps d’admirer l’être aimé à nouveau, retrouver la complicité intellectuelle, spirituelle et physique, flirter et se laisser séduire, s’effleurer, s’enlacer pour mieux repartir sur le chemin du plaisir et de l’envie sexuelle.

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