La biphobie 3/4

L’infidélité :

Parmi les craintes de  » la prolifération de la bisexualité « , il y a l’infidélité. Elle constitue d’ailleurs le paradoxe de la biphobie : pour faire taire la suspicion, il faudrait que les bisexuels multiplient les partenaires or l’un des constants reproches qui leur soit fait est leur infidélité.

L’important n’est pas de se battre pour expliquer que l’infidélité n’est pas plus grande chez les bisexuels que chez les homosexuels ou les hétérosexuels mais de comprendre pourquoi on stigmatise des personnes au motif qu’elles ne seraient pas exclusives ?

L’accusation d’infidélité met à jour une norme transversale à l’ensemble des orientations sexuelles : il s’agit de continuer à faire croire que l’amour exclusif et excluant est possible.

Le couple, la fidélité avec ce fantasme d’amour éternel et exclusif reste la référence dans notre société judéo-chrétienne. Mais la bisexualité peut modifier et élargir la définition du couple, s’arranger ou réinventer la notion de fidélité… sans toucher au rêve, à l’absolu.

Le Sida :

la bisexualite le dernier tabouDans la bisexualité, le dernier tabou, de Rommel Mendès-Leite, on apprend que lorsqu’un mari ou une femme découvrait la bisexualité de son mari/épouse, après la désillusion, s’ajoutait la peur d’être contaminé par le SIDA… Peur toute compréhensible que la contamination soit plus élevée avec des formes d’expression de la sexualité variées même si c’est plutôt la manière dont celles-ci sont accomplies qui met chaque individu en danger. Peu importe le sexe biologique, l’orientation sexuelle, l’origine sociale, géographique ou ethnique, le style de vie ou l’apparence du partenaire sexuel choisi. Ce qui est essentiel, c’est que certains gestes de prévention soient mis en œuvre, dont le plus répandu est l’usage du .

Une attitude assez répandue et qui constitue une protection imaginaire consiste à ne considérer comme concernées par le risque de contamination que les personnes appartenant à un des prétendus « groupes à risques » : et de citer les toxicomanes, les prostitué(e)s, les échangistes, les homosexuels et les bisexuels. Les personnes concernées n’ont-elles pas conscience du risque de l’épidémie et se ne protègent-elles pas de manière plus « instinctive » ?

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