Sexologie-couple

L’hymen

Il est un vestige embryonnaire de la membrane qui sépare à l’origine les deux parties du vagin et se situe à environ 1 ou 2 cm de l’entrée de celui-ci.

L’hymen est un repli muqueux de la paroi du vagin qui permet l’écoulement du sang des règles, la mise en place de tampon périodique et l’intromission d’un doigt voire d’un petit spéculum ou d’une sonde d’échographie endovaginale.

Sa résistance est aussi très variable. Certains hymens sont complaisants, la dilatation est indolore et sans saignement. A l’opposé, il existe des hymens scléreux (plus épais et résistants) qui peuvent rendre douloureuse la première pénétration ou même l’empêcher (une hyménotomie peut être envisagée sur avis de spécialistes).

L’hymen peut donc se déchirer en plusieurs lambeaux (les caroncules hyménéaux) avec des saignements variables qui vont ensuite cicatriser ou se dilater sans déchirure.

Il ne faut pas omettre que les douleurs peuvent êtres dues à une lubrification insuffisante, une tension corporelle ou encore un vaginisme. Les préliminaires sont essentiels au bien-être et à une montée de l’excitation sexuelle génitale satisfaisante afin d’éviter un frottement “sec” des muqueuses sexuelles.

La virginité anatomique se définit, certes, par la présence d’un hymen non déchiré mais celui-ci peut s’être dilaté dans d’autres circonstances qu’un premier rapport sexuel avec pénétration, lors d’activités physiques ordinaires, comme l’équitation par exemple… L’absence de cette virginité au sens anatomique du terme ainsi que les nombreuses variations anatomiques de l’hymen ne prouvent donc pas avec certitude, l’activité sexuelle de la femme.

La perte de la virginité peut créer un trouble psychologique, social ou culturel chez certaines femmes, un hymen déchiré peut alors être reconstruit sans trace visible, par hyménoplastie. Il s’agit d’une opération délicate dans son approche humaine mais qui reste simple d’un point de vue chirurgicale.

Il faut tout de même savoir qu’en France, le secret médical interdit de vérifier la virginité d’une jeune fille mineure sur demande d’un tiers, même s’il s’agit des parents ou du futur mari. Un examen ne pourrait être accepté que s’il est demandé par la patiente majeure elle-même. Et le certificat ne lui est remis qu’à elle, en mains propres.

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